Wendy Jasmine PEKEUR

AFRIQUE · Afrique du Sud
Un syndicat pour celles qui nourrissent la nation
Wendy Jasmine Pekeur (31 ans) est la secrétaire générale de Sikhula Sonke, un syndicat sud-africain qui représente les femmes travaillant dans l’agriculture. Les ambitions de Wendy remontent à son enfance, lorsqu’elle travaillait dans la ferme de ses grands parents dans la province du Cap-occidental. À l’âge de six ans, elle vivait avec sa famille dans une maison où régnait la violence à cause de son père alcoolique et drogué.
À 18 ans, elle s’engagea pour la première fois politiquement dans l’organisation « Les femmes et la violence » qui menait une campagne pour poursuivre un homme qui avait tué sa femme. Wendy explique ainsi ses motivations: « J’ai choisi la cause des femmes fermières, car je travaillais moi-même dans une ferme et connaissais leur vie. Les femmes fermières gagnent les salaires les plus bas de l’Afrique du Sud, bien qu’elles nourrissent la nation et apportent des profits, elles vivent dans la plus grande misère et sont souvent affamées ». Elle veut lutter contre la violence domestique, la discrimination envers les ouvrières agricoles qui, contrairement aux hommes, n’ont pas de vêtements de protection contre les pesticides.
Après avoir fini ses études, Wendy travailla comme bénévole au sein de l’organisation Women on Farms Project (WFP). Cette organisation donna la maturité nécessaire à Wendy et à d’autres femmes pour créer un syndicat par et pour les femmes, le « Sikhula Sonke ». Elles ont lancé plusieurs initiatives communautaires comme la protection des enfants, l’organisation du transport des personnes vivant dans les fermes isolées et la lutte pour assurer un travail fixe et un salaire minimal pour les ouvrières agricoles. La plus grande réalisation de Wendy est d’avoir obtenu une plus grande sécurité pour les femmes divorcées et vivant seules. Wendy souhaite que les hommes signent une déclaration pour s’engager à mettre un terme aux actes de violence envers les femmes et les enfants. Elle refuse tout compromis sur les questions de genre.








Dorothy AWINO
